Thermostat connecté obligatoire : que prévoit réellement la réglementation ?

Thermostat connecté obligatoire : réglage d’un thermostat numérique dans un logement

Mise à jour juridique : 16 août 2026. La requête « thermostat connecté obligatoire » est très recherchée, mais ce vocabulaire SEO ne correspond pas exactement aux mots du droit. Le Code de l’énergie n’impose pas une connexion Wi-Fi, une application mobile ou une marque de thermostat. Il impose, selon le calendrier et les situations détaillés ci-dessous, un système de régulation locale automatique et programmable de la température.

Réponse en une phrase : non, un thermostat « connecté » au sens Internet n’est pas obligatoire en tant que tel. Le texte actuel vise une régulation automatique par pièce ou, si c’est justifié, par zone, avec programmation au minimum horaire et quatre modes. L’article R. 241-31-1 s’appliquera à compter du 1er janvier 2027 aux constructions dont la demande de permis ou la déclaration préalable est déposée à partir de cette date, puis à compter du 1er janvier 2030 aux autres bâtiments, sous réserve de faisabilité. Une obligation distincte existe déjà lors de l’installation ou du remplacement d’un générateur de chaleur dans un bâtiment existant.
Pourquoi voit-on encore « obligatoire en 2027 pour tous » ? Le décret de 2023 avait initialement retenu 2027. Le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025 a modifié le calendrier. Certaines pages publiées avant cette modification, notamment une page ADEME du 12 décembre 2025, reflètent encore l’ancien calendrier. Pour ce guide, la version consolidée actuelle de Légifrance prime.

Thermostat connecté obligatoire ou pas ? La réponse courte

En France, la formule thermostat connecté obligatoire est donc trompeuse si elle est comprise comme « achat obligatoire d’un thermostat Wi-Fi ». L’article R. 241-31-1 du Code de l’énergie décrit des fonctions de régulation, pas une technologie de communication. Le système doit réguler automatiquement la température de chauffage par pièce ou, lorsque c’est justifié, par zone de chauffage.

Ce même article exige aussi une commande manuelle et une programmation de la température de consigne avec un pas minimal horaire. Il prévoit au moins quatre allures : confort, réduit, hors gel et arrêt, avec les commutations prévues par le texte. Un appareil peut donc satisfaire ces fonctions sans être « connecté » à Internet. À l’inverse, un thermostat connecté commercial n’est pas automatiquement conforme simplement parce qu’il possède une application : il faut regarder les fonctions réelles et la configuration de l’installation.

Le bon réflexe est de remplacer la question « dois-je acheter un thermostat connecté ? » par une question juridique plus précise : mon bâtiment et mon système de chauffage doivent-ils disposer d’une régulation locale automatique et programmable, à quelle échéance, et quel dispositif permet réellement de satisfaire ces fonctions ? Une fois ce besoin établi, notre guide pour choisir un thermostat connecté selon votre chauffage compare séparément les solutions commerciales et leurs compatibilités.

Les formulations les plus recherchées, traduites en droit

La requête thermostat connecté obligatoire recouvre plusieurs situations différentes. Ce tableau traduit les formulations courantes en questions juridiques utiles, sans transformer les mots-clés en obligations que le texte ne prévoit pas.

Recherche fréquenteCe qu’il faut réellement vérifier
thermostat connecté obligatoire ou pasLes fonctions de régulation et de programmation exigées, pas la présence d’une connexion Internet.
thermostat connecté obligatoire en 2027Le 1er janvier 2027 vise le calendrier des constructions dont l’autorisation d’urbanisme est déposée à partir de cette date.
thermostat connecté obligatoire en 2030Le 1er janvier 2030 est la date prévue par R. 241-31-1 pour les autres bâtiments, sous réserve des régimes déjà déclenchés auparavant.
thermostat connecté obligatoire loiIdentifier l’article applicable du Code de l’énergie ou du Code de la construction plutôt que se fier au vocabulaire commercial.
thermostat connecté obligatoire décretLe décret de 2025 a modifié le calendrier issu du décret de 2023 : la date de la source est déterminante.
thermostat connecté obligatoire FranceVérifier le type de bâtiment, le système de chauffage, la faisabilité et la date de déclenchement du régime français applicable.
thermostat connecté obligatoire pour quiLa règle porte sur les bâtiments et systèmes concernés ; certains régimes désignent explicitement les propriétaires d’émetteurs.
thermostat connecté obligatoire propriétairePour le régime lié au remplacement du générateur, R. 175-6 vise le ou les propriétaires des émetteurs raccordés.
thermostat connecté obligatoire locataireNe pas déduire de ces textes qu’un locataire doit systématiquement acheter un appareil connecté.
thermostat connecté obligatoire maison individuelleExaminer le générateur, les émetteurs, la programmation existante et le calendrier applicable à la maison.
thermostat connecté obligatoire appartementDistinguer chauffage individuel, chauffage collectif et propriété des équipements de régulation.
thermostat connecté obligatoire chauffage collectifDistinguer la production collective, la distribution et la régulation locale dans les logements ou zones.
thermostat connecté obligatoire chaudière gazContrôler l’ensemble chaudière, commande centrale éventuelle et régulation par pièce ou zone ; le Wi-Fi n’est pas le critère légal.
thermostat connecté obligatoire pompe à chaleurContrôler la commande de la PAC, la programmation et la régulation locale réellement assurée.
thermostat connecté obligatoire radiateur électriqueVérifier si chaque pièce ou zone dispose déjà des fonctions de régulation et de programmation requises.
thermostat connecté obligatoire thermostat d’ambianceUn thermostat central seul ne prouve pas automatiquement la régulation locale exigée dans chaque configuration.
thermostat connecté obligatoire tête thermostatiqueLe texte n’impose pas expressément une tête connectée ; il impose un résultat fonctionnel de régulation selon l’installation.
thermostat connecté obligatoire sanctionNe pas reprendre une amende issue d’un autre article : les textes consultés ne créent pas une amende forfaitaire libellée « absence de thermostat ».
thermostat connecté obligatoire installation obligatoireDistinguer l’échéance générale, la construction neuve et le déclenchement déjà applicable lors de certains travaux sur le générateur.
thermostat connecté obligatoire sans Wi-FiUn dispositif non connecté peut satisfaire l’exigence s’il assure réellement les fonctions réglementaires nécessaires.
thermostat connecté obligatoire copropriétéEn copropriété, identifier qui possède et commande le générateur, les émetteurs et les organes de régulation avant d’attribuer une responsabilité.
thermostat connecté obligatoire bâtiment tertiaireR. 241-31-1 vise aussi les bâtiments tertiaires : vérifier le zonage, la programmation et l’articulation éventuelle avec un système d’automatisation du bâtiment.
thermostat connecté obligatoire logement ancienUn logement ancien relève du calendrier des autres bâtiments, tout en pouvant être concerné plus tôt si des travaux sur le générateur déclenchent le régime de R. 175-6.

Ce que la réglementation exige exactement

Pour répondre correctement à la recherche thermostat connecté obligatoire, il faut donc partir des capacités imposées par le Code — réguler et programmer — puis seulement identifier l’équipement qui les assure dans l’installation réelle.

Le texte central pour l’échéance générale est l’article R. 241-31-1 du Code de l’énergie. Dans sa version en vigueur depuis le 1er mars 2026, il vise les bâtiments ou parties de bâtiments d’habitation ainsi que les bâtiments tertiaires. Pour le chauffage, il demande une régulation automatique de la température par pièce ou, lorsque cela est justifié, par zone. La programmation doit permettre d’adapter la consigne dans le temps, au minimum à l’échelle horaire.

Pour un chauffage central à eau, le texte ajoute, sauf incompatibilité technique, une exigence relative à la classe du régulateur : classes IV, V, VI, VII ou VIII selon le cadre européen cité par le Code. Cette précision montre bien que la conformité ne se résume pas à la présence d’un boîtier mural. Il faut considérer le système de régulation dans son ensemble, son interaction avec le générateur et sa capacité à agir au bon niveau, pièce par pièce ou par zone justifiée.

Ce que le texte ne dit pas : il ne demande ni Wi-Fi, ni Bluetooth, ni smartphone, ni application, ni abonnement cloud. Les termes « thermostat intelligent », « thermostat connecté » ou « tête connectée » relèvent d’abord du marché. La conformité dépend des fonctions et de la configuration, pas de l’étiquette commerciale.

La distinction est importante pour les logements déjà équipés de radiateurs programmables, d’une régulation par fil pilote, de robinets thermostatiques ou d’un système de gestion par zones. Certains ensembles peuvent déjà assurer tout ou partie des fonctions recherchées ; d’autres non. Ce guide ne peut donc pas certifier la conformité d’une installation à distance à partir du seul nom du produit.

2027 ou 2030 : quelles dates s’appliquent réellement ?

La réponse à « thermostat connecté obligatoire en 2027 ou en 2030 ? » dépend du déclencheur juridique : nouveau dépôt d’autorisation d’urbanisme à partir de 2027, autre bâtiment à partir de 2030, ou travaux sur le générateur relevant d’un régime déjà applicable.

La confusion sur le thermostat connecté obligatoire en 2027 vient d’un changement de calendrier. Le décret n° 2023-444 du 7 juin 2023 avait initialement annoncé une entrée en vigueur au 1er janvier 2027. Mais le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025 a réécrit les dates d’application de l’article R. 241-31-1.

Le calendrier aujourd’hui inscrit dans le Code est le suivant : 1er janvier 2027 pour les constructions de bâtiments ou parties de bâtiments dont la demande de permis de construire ou la déclaration préalable est déposée à partir de cette date ; 1er janvier 2030 pour les autres bâtiments. Le même décret de décembre 2025 a par ailleurs remplacé, dans le décret de 2023, la date d’entrée en vigueur générale du 1er janvier 2027 par le 1er mars 2026. Il faut donc distinguer la version du texte désormais en vigueur de ses dates d’application aux catégories de bâtiments.

SituationRègle à retenir au 16/08/2026Date / déclencheur
Construction avec permis ou déclaration préalable déposé à partir de 2027Application de R. 241-31-1 : régulation locale automatique et programmable, si réalisableÀ compter du 1er janvier 2027
Autres bâtiments, notamment parc existant sans ce nouveau dépôtApplication générale de R. 241-31-1, si réalisableÀ compter du 1er janvier 2030
Bâtiment existant où le générateur de chaleur est installé ou remplacéObligation distincte de régulation automatique par pièce ou zone au titre de L. 175-2, selon les conditions de R. 175-6Déclenchée par les travaux ; régime déjà applicable

Cette troisième ligne est souvent oubliée. L’article L. 175-2 du Code de la construction et de l’habitation prévoit déjà que les bâtiments existants soient équipés, lors de l’installation ou du remplacement du générateur de chaleur, d’une régulation automatique par pièce ou, si justifié, par zone, lorsque cela est techniquement et économiquement réalisable.

Maison, appartement, chaudière, PAC, radiateurs : qui est concerné ?

La formule thermostat connecté obligatoire ne se traduit donc pas par une liste unique de produits : maison, appartement, chaudière, PAC et radiateurs électriques doivent être examinés selon leur système de régulation et le calendrier applicable.

Maison individuelle et appartement

R. 241-31-1 vise tout bâtiment ou partie de bâtiment à usage d’habitation. Une maison individuelle et un appartement ne sont donc pas exclus par principe. La date réellement applicable dépend toutefois de la situation du bâtiment : nouveau permis ou nouvelle déclaration à partir du 1er janvier 2027, autre bâtiment à partir du 1er janvier 2030, ou déclenchement plus tôt d’un régime distinct lors de travaux sur le générateur de chaleur.

Chaudière gaz ou autre chauffage central à eau

Avec une chaudière gaz et des radiateurs à eau, il faut regarder à la fois la commande du générateur et la régulation locale. Le Code demande une action par pièce ou par zone justifiée et prévoit, pour les systèmes centraux à eau, certaines classes de régulateurs lorsque la compatibilité technique le permet. Un unique thermostat central connecté ne constitue donc pas, à lui seul et dans tous les logements, une preuve automatique de conformité.

Pompe à chaleur

Une pompe à chaleur qui alimente un circuit de chauffage n’échappe pas au principe parce qu’elle utilise une autre technologie de production. Le point déterminant reste la possibilité d’assurer la régulation automatique de la température au niveau prévu par le texte. Les caractéristiques de la PAC, de son régulateur et des émetteurs doivent être examinées ensemble ; il serait juridiquement imprudent d’affirmer qu’un modèle particulier est conforme sans cette vérification.

Radiateurs électriques

Pour des radiateurs électriques, la loi n’impose pas le mot « thermostat connecté ». Des commandes intégrées, une programmation centralisée, un fil pilote ou d’autres solutions peuvent contribuer à répondre aux fonctions exigées si l’ensemble permet réellement la régulation automatique par pièce ou zone et la programmation demandée. Là encore, le logo « connecté » n’est ni nécessaire ni suffisant.

Chauffage collectif

Le chauffage collectif n’est pas exclu du champ général. Mais il faut distinguer ce qui relève de la chaufferie commune, des émetteurs situés dans les logements et des organes de régulation locale. D’autres règles peuvent aussi concerner l’individualisation et les robinets thermostatiques. Rien dans R. 241-31-1 n’impose, par son seul libellé, des têtes thermostatiques connectées : la fonction de régulation est le sujet juridique, pas la connectivité.

Propriétaire ou locataire : qui porte l’obligation ?

Sur la question thermostat connecté obligatoire pour un propriétaire ou un locataire, les textes doivent être lus régime par régime : ils ne permettent pas d’attribuer automatiquement l’achat d’un appareil connecté à tout occupant.

Il faut éviter la formule simpliste « le locataire doit acheter un thermostat ». Pour le régime déclenché par l’installation ou le remplacement d’un générateur dans un bâtiment existant, l’article R. 175-6 est précis : sont assujettis le ou les propriétaires des émetteurs reliés au générateur installé ou remplacé. Ce texte prévoit aussi une exception pour l’appareil indépendant de chauffage au bois et une condition économique spécifique.

Pour l’échéance générale de R. 241-31-1, l’article s’attache d’abord aux bâtiments et à leurs systèmes. Son arrêté d’application prévoit que le propriétaire peut produire l’étude justifiant l’impossibilité économique. Ces textes ne permettent pas d’écrire sans nuance que tout locataire devra financer lui-même un thermostat en 2027 ou en 2030. Dans une location ou une copropriété, la répartition concrète des responsabilités peut dépendre du propriétaire des équipements, de la nature des travaux et du caractère individuel ou collectif du chauffage.

Prudence E-E-A-T : si un bail, un règlement de copropriété ou un chantier collectif pose une question de répartition des coûts, il faut l’examiner séparément. Cette page explique l’obligation d’équipement ; elle ne remplace pas l’analyse d’un contrat de location ou d’une décision de copropriété.

Exceptions et faisabilité technique ou économique

Même lorsqu’une recherche formule la règle comme « thermostat connecté obligatoire », la faisabilité technique et économique reste une condition expressément prévue : l’obligation n’est pas uniforme dans toutes les configurations.

L’obligation de R. 241-31-1 n’est pas absolue : le Code la limite aux cas où elle est techniquement ou économiquement réalisable. Il exclut aussi le cas où le générateur est un appareil indépendant de chauffage dont l’alimentation en combustible n’est pas automatisée. Un poêle à bûches indépendant est l’exemple le plus intuitif, mais il faut toujours partir de la configuration réelle.

L’arrêté du 8 juin 2023, article 3, précise le volet économique : le propriétaire peut produire une étude montrant que l’installation du système de régulation locale conforme à R. 241-31-1 n’est pas réalisable avec un temps de retour sur investissement inférieur à dix ans. Cet arrêté indique lui-même une entrée en vigueur au 1er janvier 2027.

Attention à ne pas mélanger ce seuil avec celui de R. 175-6. Pour l’obligation distincte déclenchée par l’installation ou le remplacement d’un générateur de chaleur dans un bâtiment existant, R. 175-6 prévoit une étude fondée sur un temps de retour inférieur à six ans. Les deux régimes se ressemblent, mais leurs déclencheurs et leurs critères économiques ne sont pas identiques.

Deux seuils, deux contextes : dix ans dans l’arrêté d’application de R. 241-31-1 ; six ans dans R. 175-6 pour le régime lié à l’installation ou au remplacement du générateur. Les confondre peut conduire à une mauvaise conclusion sur votre situation.

Quelle sanction en l’absence de système de régulation ?

La recherche thermostat connecté obligatoire est souvent associée au mot « sanction », mais aucun montant ne doit être transposé depuis une autre règle : il faut vérifier que la disposition répressive vise bien l’obligation étudiée.

Au 16 août 2026, les textes réglementaires consultés pour cette obligation — R. 241-31-1, le décret n° 2023-444 modifié et le décret n° 2025-1343 — ne fixent pas, dans ces dispositions, une amende forfaitaire spécifique formulée comme « X euros pour absence de thermostat ». Nous ne reprenons donc aucun montant non rattaché directement à l’obligation étudiée.

Une confusion fréquente vient de l’article R. 241-29-1 du Code de l’énergie, qui prévoit une contravention de cinquième classe pour les infractions aux articles R. 241-25 à R. 241-29, relatifs aux limites de température de chauffage. Cet article ne vise pas R. 241-31-1. Il serait donc incorrect d’utiliser cette sanction comme si elle concernait automatiquement l’absence de système de régulation.

Cela ne signifie pas qu’une obligation réglementaire peut être ignorée. Des contrôles, règles de construction, responsabilités contractuelles ou exigences propres à un projet peuvent produire d’autres conséquences. Mais une page juridique fiable doit distinguer ces mécanismes et ne pas inventer une « amende thermostat » que le texte étudié ne prévoit pas explicitement.

Faut-il vraiment acheter un thermostat connecté ?

Non, pas uniquement pour satisfaire l’expression thermostat connecté obligatoire. La connectivité peut être pratique pour piloter à distance, recevoir des historiques ou automatiser des scénarios, mais ce sont des fonctions commerciales supplémentaires. Le droit demande surtout la régulation automatique et la programmation de la température au niveau pertinent.

Un thermostat programmable non connecté peut donc, selon l’installation, répondre aux exigences fonctionnelles. À l’inverse, un thermostat connecté qui ne pilote qu’une température centrale sans satisfaire la régulation par pièce ou par zone requise dans votre configuration ne doit pas être considéré comme conforme sur son seul argument marketing.

De même, aucune disposition étudiée n’impose une tête thermostatique connectée sur chaque radiateur. Des robinets thermostatiques, des actionneurs, des thermostats d’ambiance, des commandes de radiateurs ou des solutions de gestion technique peuvent jouer des rôles différents. Le choix technique vient après l’identification de l’obligation et de la configuration du chauffage.

Comment vérifier sa situation sans se tromper ?

Avant de conclure « thermostat connecté obligatoire chez moi », relevez la date et la nature des travaux, le type de générateur, les émetteurs, la programmation existante et la capacité de régulation par pièce ou zone.

Pour savoir si une installation est concernée, commencez par identifier le déclencheur juridique. S’agit-il d’une construction dont le permis ou la déclaration sera déposé à partir du 1er janvier 2027 ? D’un bâtiment existant qui entrera dans le calendrier général au 1er janvier 2030 ? Ou d’un remplacement de chaudière, de pompe à chaleur ou d’un autre générateur qui déclenche déjà le régime de L. 175-2 et R. 175-6 ?

Ensuite, décrivez le système : générateur, chauffage central à eau ou émetteurs électriques, nombre de zones, commandes existantes, capacité de programmer les consignes et régulation pièce par pièce. C’est seulement après cette cartographie qu’il devient pertinent de comparer un thermostat, des vannes ou une autre solution.

Question à poserPourquoi elle compte
Quel est le type de bâtiment et la date du permis / de la déclaration ?Pour distinguer le calendrier 2027 du calendrier 2030.
Le générateur de chaleur est-il installé ou remplacé ?Ces travaux peuvent déclencher le régime L. 175-2 / R. 175-6 avant 2030.
La température est-elle régulée automatiquement par pièce ou zone ?C’est le cœur fonctionnel de l’exigence.
La consigne est-elle programmable avec les modes requis ?Un simple réglage manuel n’équivaut pas à la programmation demandée.
Existe-t-il une incompatibilité ou une étude économique ?Les textes prévoient des limites de faisabilité à documenter.

Si la réponse reste incertaine, demandez à l’installateur ou au bureau d’études de préciser par écrit quel texte il applique, quelle fonction de régulation est assurée et, le cas échéant, quelle incompatibilité ou étude économique justifie une exception. Cette méthode est plus fiable qu’une promesse commerciale du type « modèle conforme loi 2027 » non accompagnée d’une analyse de l’installation.

Sources officielles et méthode de vérification

Notre méthode pour la requête thermostat connecté obligatoire consiste à privilégier les versions consolidées de Légifrance, à dater les documents complémentaires et à signaler explicitement lorsqu’une communication plus ancienne reflète un calendrier désormais modifié.

Ce guide a été vérifié le 16 août 2026. Pour les dates et le contenu de l’obligation, nous avons privilégié Légifrance et les versions en vigueur. Une page ADEME publiée le 12 décembre 2025 indique encore une obligation générale en 2027 ; elle est antérieure au décret du 26 décembre 2025 qui a modifié le calendrier. Cette chronologie explique une partie des informations contradictoires encore visibles en ligne.

Ce dossier fait partie des guides d’achat et guides pratiques maison de ChoisirChezSoi. Les pages commerciales dédiées aux thermostats ne sont volontairement pas utilisées comme source juridique.

La photographie mise en avant est une vraie photographie réalisée en contexte domestique : Shixart1985 / Wikimedia Commons, publiée sous licence CC BY 2.0. Elle a été recadrée et redimensionnée en 1280 × 720 pour l’image éditoriale ; l’attribution et la modification sont indiquées conformément à la licence.

FAQ : thermostat connecté obligatoire en France

Un thermostat connecté est-il obligatoire en 2027 ?

Pas au sens d’un appareil Wi-Fi obligatoire pour tous les logements. Le texte actuel applique R. 241-31-1 à partir du 1er janvier 2027 aux constructions dont le permis ou la déclaration préalable est déposé à partir de cette date, et à partir du 1er janvier 2030 aux autres bâtiments. Une obligation distincte peut déjà s’appliquer lors de l’installation ou du remplacement du générateur de chaleur.

Le Wi-Fi ou une application mobile sont-ils obligatoires ?

Non. R. 241-31-1 exige une régulation locale automatique et programmable de la température, mais ne demande ni Wi-Fi, ni Bluetooth, ni application mobile. Un dispositif non connecté peut convenir s’il remplit réellement les fonctions exigées dans la configuration concernée.

Propriétaire ou locataire : qui doit installer le système ?

Il n’existe pas une règle simple disant que tout locataire doit acheter un thermostat. Pour le régime lié à l’installation ou au remplacement du générateur, R. 175-6 vise explicitement le ou les propriétaires des émetteurs reliés au générateur. Pour les autres situations, la responsabilité doit être examinée selon la propriété des équipements et l’organisation du chauffage.

Un thermostat est-il obligatoire avec une chaudière gaz ?

Une chaudière gaz n’est pas automatiquement synonyme de thermostat connecté obligatoire. Une installation de chauffage central à eau peut être concernée par les exigences de régulation automatique et, sauf incompatibilité, par les classes de régulateur prévues par R. 241-31-1. La conformité dépend de l’ensemble chaudière, régulation et émetteurs.

Et avec une pompe à chaleur ?

Le principe de régulation peut s’appliquer aussi à une pompe à chaleur lorsqu’elle alimente le chauffage du bâtiment. Il faut vérifier la commande du générateur, la régulation par pièce ou zone et la programmation. La simple présence d’une application de PAC ne suffit pas à démontrer la conformité.

Et avec des radiateurs électriques ?

La réglementation ne réserve pas une technologie unique. Des radiateurs avec régulation et programmation, un système par fil pilote ou une autre commande peuvent participer à la conformité si les fonctions exigées sont réellement assurées. La connexion Internet n’est pas une condition juridique.

En chauffage collectif, faut-il des têtes thermostatiques connectées ?

R. 241-31-1 n’exige pas expressément des têtes connectées. Le chauffage collectif peut être concerné par la régulation locale, mais il faut distinguer la chaufferie, les émetteurs et la régulation dans les logements. D’autres textes peuvent aussi imposer des organes de régulation sans exiger leur connectivité.

Quelle est la sanction si aucun thermostat n’est installé ?

Les dispositions consultées de R. 241-31-1 et des décrets qui fixent son calendrier ne prévoient pas une amende forfaitaire spécifique libellée pour absence de thermostat. La contravention de cinquième classe de R. 241-29-1 concerne les articles R. 241-25 à R. 241-29 sur les limites de température, pas R. 241-31-1.

À retenir : l’expression « thermostat connecté obligatoire » ne doit pas être lue comme une obligation d’acheter un appareil connecté. Au 16 août 2026, le droit vise les fonctions de régulation automatique et programmable, avec un calendrier 2027/2030 et des régimes déjà applicables dans certaines situations de travaux.